Publié le 28/10/2009 à 14:57 par didierhoundenou
«Avant le 15 novembre, la situation sera corrigée... »
. Les effets de la longue grève à la fonction publique déplorés
[
b]Au cours de la tournée gouvernementale, du 21 au 23 octobre 2009, pour la remise des clés des nouvelles classes dans toutes les localités du Bénin, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zacharie est revenu sur quelques aspect du Programme de construction et de réhabilitation des écoles primaires publiques du Bénin. Il s’est également prononcé sur les problèmes des manuels scolaires pour cette rentrée scolaire, le reversement des enseignements communautaires en contractuels de l’Etat, et la situation des élèves-instituteurs.
Avec les opérations de remise de clés dans toutes les communes du Bénin, le problème de manque de classes est-il encore d’actualité ?
Le déficit est énorme en termes de salles de classe. Ces déficits sont comblés au prorata des moyens disponibles. En 2010, les priorités seront définies de concert avec les mairies. Ce ne sera plus le ministère qui va les fixer. Si, Ouéssé a par exemple 10 modules, on y descend, et le maire avec ses conseillers, nous disent leur ordre de préférence. Un comité de suivi sera en même temps mis sur pied et composé du Chef de la circonscription scolaire et d’une équipe de la mairie. Leur responsabilité est de suivre les chantiers sur le terrain. Au lieu, d’attendre une équipe extérieure pour contrôler l’évolution des travaux, ce comité pourra nous informer au fur et à mesure des problèmes qui se poseraient sur le terrain, avant que l’équipe du ministère ne descende.
Le projet de construction des logements pour les enseignants, a-t-il pris en compte ceux des zones urbaines ?
La priorité est donnée aux zones rurales. Les constructions de salles de classe seront accompagnées de logement. C’est une politique que l’Etat est en train d’essayer au tant que possible, dès que les moyens seront disponibles. C’est une initiative qu’il faudra généraliser, surtout dans les milieux ruraux. Lorsqu’un enseignant arrive dans un village, ce n’est pas évident qu’il trouve rapidement un logement décent. Or il a besoin de bonnes conditions pour mieux assumer sa mission. L’effort sera donc fait dans ce sens et le gouvernement ne perd pas de vue cette dimension importante.
Il est constaté quelques fissures et autres anomalies dans les classes réceptionnées dans certaines localités, êtes-vous satisfait ?
Toute activité humaine, n’étant pas parfaite, de la même manière, les constructions peuvent receler quelques petits défauts qu’on invitera les entreprises à corriger. Par ailleurs, il y a des bâtiments qui ne sont pas encore terminés. Nous sommes assez satisfaits dans l’ensemble. Pour ceux qui disent que le gouvernement ne fait rien, ils se trompent largement, parce qu’on ne peut pas tout faire en deux ou trois ans. Des efforts sont faits et si, nous continuons sur cette lancée, dans la construction des classes, nous viendrons à bout du problème de pénurie.
Dans certaines localités, l’effectif des filles est-il supérieur à celui des garçons et qu’est-ce qui explique cette situation ?
Cette situation ne doit pas vous surprendre dans la mesure où, tout récemment à Adja-Ouèrè, nous sommes allés lancer une campagne sous le thème « Tous les enfants à l’école ». Il y a deux ou trois ans, c’était « Toutes les filles à l’école ». Une campagne a été menée autour de la scolarisation des filles. C’est ce qui est en train de porter. Aujourd’hui, les statistiques qui, autrefois donnaient favoris les garçons sont en train de se changer, donnant les filles comme favorites. Lorsque nous avons constaté que la tendance est renversée, nous avons dit maintenant : « Tous les enfants à l’école ». Ce qui participe à encourager tout le monde sans distinction de sexe.
Nous avons essayé les indicateurs dans les localités, là où le taux de scolarisation est très faible, il y a eu des actions spécifiques qui sont menées pour encourager les parents à laisser les filles aller à l’école. Nous jugeons d’ailleurs, cette situation normale.
Dans toutes les doléances enregistrées dans les différentes écoles que vous avez visitées, la clôture des écoles revient à chaque fois. Comment votre département compte-t-il régler ce problème de sécurité pour les usagers de l’école ?
C’est un problème réel. Effectivement la clôture que les gens demandent serviront à assurer la sécurité des enfants, surtout les écoles qui sont à proximité des grandes voies de circulation, afin d’éviter des accidents. C’est utile. Mais, pouvez-vous être en train de construire des clôtures aux écoles qui ont déjà bénéficié de nouveaux modules, pendant que d’autres n’ont même pas encore de classes suffisantes ? Il faut choisir. Moi, lorsque je veux construire une maison, je commence par la maison avant de penser à la clôture. Et çà, c’est mon point de vue.
Entre 2 000 classes et 500 modules, quels chiffres, il convient de retenir pour cette opération de remise des clés sur toute l’étendue du territoire ?
En réalité pour avoir des modules, il faut partir des salles de classes. Les modules sont souvent de trois salles de classe. Si, vous avez le nombre de salles, il suffit de diviser pour avoir le nombre de module.
Parmi les salles de classes réceptionnées, certains sont construites par la Bid et le gouvernement, ou par le Fast-track. Y-a-t-il encore d’autres partenaires qui interviennent dans ce domaine ?
En réalité le programme de 6000 salles de classes, est vaste et soutenu par plusieurs financements. Il y a d’abord les efforts du gouvernement qui sont inscrits dans le budget national, mais il y a également des ressources extérieures qui sont prévues au budget national, parce que nous avons opté pour la budgétisation de tout ce qui est ressource de l’Etat. Donc, les partenaires qui veulent aider le Bénin se sont retrouvés au sein de ce qu’on a appelé le Fast-Track où vous avez la Banque mondiale, les Danois, les Pays-Bas etc. Ceux-là se sont constitués dans un groupe qu’on a appelé le Fonds commun budgétaire. Là, c’est toujours le Fast-Track appuyé par la Banque mondiale. Le budget national a aussi une ligne qui lui permette de construire les salles de classe. C’est ce qui est baptisé Projet de construction et de réhabilitation des écoles primaires publiques au Bénin. Il y a d’autres programmes financés par la Banque islamique de développement (Bid) qui est dans sa troisième phase et sur le point d’achèvement.
Actuellement, nous sommes entrain de négocier la Bid 4 qui sera conclu d’ici à là. Il y a également les Japonais qui nous assistent, dans le cadre de la coopération nippon-béninoise. Donc, en fonction de la source de financement, bien qu’il soit contenu dans le budget national, il y a le partenariat qui joue, et les sources de financements varient en fonction de ce partenariat.
Cette année, il s’est posé le problème de l’existence de deux manuels sur le marché. Votre département a essayé de rectifier le tir, mais pouvez-vous, nous éclairer davantage sur ce problème ?
Il n’y a pas de polémique à faire. Vous savez, dans ces genres de choses, lorsque la presse et le syndicat s’en mêlent, on dramatise un peu. Mais, ce qu’il faut reconnaitre d’entrée de jeu, est qu’il y a quelque peu, un retard dans les commandes que nous avions lancées et de payement au profit des fournisseurs qui, à un moment ont attiré l’attention sur l’effet que cela peut donner. Du coup, les manuels n’ont pas été renvoyés dans les écoles puisqu’ils n’ont pas été fabriqués à temps pour être mis à la disposition du ministère qui à son tour les aurait distribués. Nous ne savons pas, par quelle manière, certains enseignants ont trouvé des manuels qu’ils ont répandu sur le marché, des manuels du CI et Cp qui sont des manuels reformés et contenant des mesures correctives.
Mais, il y a deux effets qu’il faut suivre de près. Il y a ceux qui avaient les anciens manuels qui voudraient les écouler, qui aujourd’hui, sont pris de cours dans leurs actes. Car lorsqu’on envoie des livres et on y met « A ne pas vendre », il y en a qui trouve le malin plaisir de les détourner et de les garder. Aujourd’hui, ils ont du mal à écouler leur produit. Ce qui a aussi, créé des problèmes. Ce que nous promettons fermement, c’est qu’avant le 15 novembre, la situation sera corrigée, les formations seront faites. On avait le choix entre deux formules à savoir garder les manuels corrigés pour l’année prochaine et utiliser les anciens pour cette année. Mais, une année dans la vie d’un homme, c’est beaucoup de chose. Nous avons dis, même si c’est en retard qu’il faut mettre les nouveaux manuels à disposition, il faut le faire en le commençant cette année. Ce qui a provoqué un petit flottement qui n’est pas de notre fait, ni de celui de l’éditeur. Il y a d’autres problèmes qui sont sous adjacents. Il y en a qui ont trop exagéré le problème.
Le reversement des enseignements communautaires en contractuels de l’Etat semble avoir du plomb dans l’aile. Que se passe-t-il ?
Aujourd’hui, il n’y a pas de contrat d’agent communautaire à reverser qui ne soit pas signé par le ministère des Enseignements maternel et primaire. Tous les contrats ont été déposés au niveau du ministère de la Fonction publique. Plus de la moitié de ces contrats (8 600), à savoir plus de 4 700 contrats ont été envoyés, ont reçu des matricules et sont envoyés au ministère des Finances. Ces 4700 contrats reçoivent déjà leurs salaires.
Je ne vous apprends rien, en disant que les agents du ministère de la Fonction publique sont en grève depuis plusieurs mois, alors que c’est à eux de donner ces numéros de matricules avant que le reste des contrats signés soit déposé. S’ils ne font pas le travail, nous nous ne pouvons aller prendre les contrats et les déposer au ministère des Finances. Donc, il y a un problème entretenu par certains corps de l’Etat. Maintenant on va se poser la question de savoir pourquoi le gouvernement ne règle-t-il pas le problème des agents de la fonction publique ? Le problème qui se pose à la fonction publique est la délocalisation de leur service à cause de leur proximité avec la cimenterie.
A cause de ce problème le gouvernement a refusé de donner son aval pour l’extension de la cimenterie à Xlacodji. Si le gouvernement a été conscient de la chose et qu’il cherche des solutions appropriées, les agents peuvent reprendre pour ne pas pénaliser leurs collègues des autres ministères. Mieux, la chose s’est compliquée, dans la mesure où le gouvernement a décidé de prendre l’ancien bâtiment du ministère des Affaires étrangères pour abriter les agents de la fonction publique. Les agents des Affaires étrangères se soulèvent à leur tour pour dire qu’ils ne cèdent pas le bâtiment. Finalement, c’est à eux qu’appartient le bâtiment ou bien à l’Etat ? Je ne comprends pas.
On cherche à créer des problèmes qui nous font tourner en rond. Ce qui veut dire que ce sont des choses réfléchies. On veut créer des difficultés au gouvernement. C’est de cette manière que je vois la chose à mon niveau. Je crois qu’il va falloir qu’on sache raison gardée qu’on retourne au dialogue et qu’on s’entende sur les problèmes. Nous-mêmes, au ministère des Enseignements maternel et primaire, nous avons reçu des courriers qui menacent de troubler l’année. Je me suis dit, mais, quel intérêt un Béninois a-t-il à troubler une année scolaire ? Que les enseignants soient en train de travailler, nous allons discuter pour trouver solution aux problèmes qu’ils posent.
Les élèves instituteurs sont actuellement en stage dans les différentes écoles. De quoi retourne ce changement à la fin de leur formation alors qu’il était prévu qu’ils passent par le service militaire ? Semble-t-il qu’ils ont signé un contrat au début de leur formation qui les empêche d’être automatiquement engagés par l’Etat à la fin de leur formation.
En fait, c’est une proposition négociée. Ils peuvent suivre deux ans de formation, sortir et aller faire le service militaire. Ce n’est pas exclu, ni interdit. Nous avons dit qu’il est aussi possible, pendant l’année de stage que l’enseignant passe sur le terrain, qu’il puisse effectuer son service militaire. Ce qui lui fera gagner un an. Si on lance un concours pour retenir ceux qui ont fait le service militaire, il sera déjà prêt. Donc, c’est une proposition qu’on leur a faite et qu’on a négociée. Ils ont été d’accord. Il y en a, à Dogbo qui ont contesté la chose, mais ils ont écrit par la suite pour dire qu’ils ont compris ; parce que nous les avons sensibilisés sur la question, car tout le monde ne peut pas comprendre au même moment. Il n’y a pas de polémique à faire autour, ce sont nos enfants !
Publié le 28/10/2009 à 14:43 par didierhoundenou
[b] «Avant le 15 novembre, la situation sera corrigée... »
. Les effets de la longue grève à la fonction publique déplorés
Au cours de la tournée gouvernementale, du 22 au 24 octobre 2009, pour la remise des clés des nouvelles classes dans toutes les localités du Bénin, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zacharie est revenu sur quelques aspect du Programme de construction et de réhabilitation des écoles primaires publiques du Bénin. Il s’est également prononcé sur les problèmes des manuels scolaires pour cette rentrée scolaire, le reversement des enseignements communautaires en contractuels de l’Etat, et la situation des élèves-instituteurs.
Avec les opérations de remise de clés dans toutes les communes du Bénin, le problème de manque de classes est-il encore d’actualité ?
Le déficit est énorme en termes de salles de classe. Ces déficits sont comblés au prorata des moyens disponibles. En 2010, les priorités seront définies de concert avec les mairies. Ce ne sera plus le ministère qui va les fixer. Si, Ouéssé a par exemple 10 modules, on y descend, et le maire avec ses conseillers, nous disent leur ordre de préférence. Un comité de suivi sera en même temps mis sur pied et composé du Chef de la circonscription scolaire et d’une équipe de la mairie. Leur responsabilité est de suivre les chantiers sur le terrain. Au lieu, d’attendre une équipe extérieure pour contrôler l’évolution des travaux, ce comité pourra nous informer au fur et à mesure des problèmes qui se poseraient sur le terrain, avant que l’équipe du ministère ne descende.
Le projet de construction des logements pour les enseignants, a-t-il pris en compte ceux des zones urbaines ?
La priorité est donnée aux zones rurales. Les constructions de salles de classe seront accompagnées de logement. C’est une politique que l’Etat est en train d’essayer au tant que possible, dès que les moyens seront disponibles. C’est une initiative qu’il faudra généraliser, surtout dans les milieux ruraux. Lorsqu’un enseignant arrive dans un village, ce n’est pas évident qu’il trouve rapidement un logement décent. Or il a besoin de bonnes conditions pour mieux assumer sa mission. L’effort sera donc fait dans ce sens et le gouvernement ne perd pas de vue cette dimension importante.
Il est constaté quelques fissures et autres anomalies dans les classes réceptionnées dans certaines localités, êtes-vous satisfait ?
Toute activité humaine, n’étant pas parfaite, de la même manière, les constructions peuvent receler quelques petits défauts qu’on invitera les entreprises à corriger. Par ailleurs, il y a des bâtiments qui ne sont pas encore terminés. Nous sommes assez satisfaits dans l’ensemble. Pour ceux qui disent que le gouvernement ne fait rien, ils se trompent largement, parce qu’on ne peut pas tout faire en deux ou trois ans. Des efforts sont faits et si, nous continuons sur cette lancée, dans la construction des classes, nous viendrons à bout du problème de pénurie.
Dans certaines localités, l’effectif des filles est-il supérieur à celui des garçons et qu’est-ce qui explique cette situation ?
Cette situation ne doit pas vous surprendre dans la mesure où, tout récemment à Adja-Ouèrè, nous sommes allés lancer une campagne sous le thème « Tous les enfants à l’école ». Il y a deux ou trois ans, c’était « Toutes les filles à l’école ». Une campagne a été menée autour de la scolarisation des filles. C’est ce qui est en train de porter. Aujourd’hui, les statistiques qui, autrefois donnaient favoris les garçons sont en train de se changer, donnant les filles comme favorites. Lorsque nous avons constaté que la tendance est renversée, nous avons dit maintenant : « Tous les enfants à l’école ». Ce qui participe à encourager tout le monde sans distinction de sexe.
Nous avons essayé les indicateurs dans les localités, là où le taux de scolarisation est très faible, il y a eu des actions spécifiques qui sont menées pour encourager les parents à laisser les filles aller à l’école. Nous jugeons d’ailleurs, cette situation normale.
Dans toutes les doléances enregistrées dans les différentes écoles que vous avez visitées, la clôture des écoles revient à chaque fois. Comment votre département compte-t-il régler ce problème de sécurité pour les usagers de l’école ?
C’est un problème réel. Effectivement la clôture que les gens demandent serviront à assurer la sécurité des enfants, surtout les écoles qui sont à proximité des grandes voies de circulation, afin d’éviter des accidents. C’est utile. Mais, pouvez-vous être en train de construire des clôtures aux écoles qui ont déjà bénéficié de nouveaux modules, pendant que d’autres n’ont même pas encore de classes suffisantes ? Il faut choisir. Moi, lorsque je veux construire une maison, je commence par la maison avant de penser à la clôture. Et çà, c’est mon point de vue.
Entre 2 000 classes et 500 modules, quels chiffres, il convient de retenir pour cette opération de remise des clés sur toute l’étendue du territoire ?
En réalité pour avoir des modules, il faut partir des salles de classes. Les modules sont souvent de trois salles de classe. Si, vous avez le nombre de salles, il suffit de diviser pour avoir le nombre de module.
Parmi les salles de classes réceptionnées, certains sont construites par la Bid et le gouvernement, ou par le Fast-track. Y-a-t-il encore d’autres partenaires qui interviennent dans ce domaine ?
En réalité le programme de 6000 salles de classes, est vaste et soutenu par plusieurs financements. Il y a d’abord les efforts du gouvernement qui sont inscrits dans le budget national, mais il y a également des ressources extérieures qui sont prévues au budget national, parce que nous avons opté pour la budgétisation de tout ce qui est ressource de l’Etat. Donc, les partenaires qui veulent aider le Bénin se sont retrouvés au sein de ce qu’on a appelé le Fast-Track où vous avez la Banque mondiale, les Danois, les Pays-Bas etc. Ceux-là se sont constitués dans un groupe qu’on a appelé le Fonds commun budgétaire. Là, c’est toujours le Fast-Track appuyé par la Banque mondiale. Le budget national a aussi une ligne qui lui permette de construire les salles de classe. C’est ce qui est baptisé Projet de construction et de réhabilitation des écoles primaires publiques au Bénin. Il y a d’autres programmes financés par la Banque islamique de développement (Bid) qui est dans sa troisième phase et sur le point d’achèvement.
Actuellement, nous sommes entrain de négocier la Bid 4 qui sera conclu d’ici à là. Il y a également les Japonais qui nous assistent, dans le cadre de la coopération nippon-béninoise. Donc, en fonction de la source de financement, bien qu’il soit contenu dans le budget national, il y a le partenariat qui joue, et les sources de financements varient en fonction de ce partenariat.
Cette année, il s’est posé le problème de l’existence de deux manuels sur le marché. Votre département a essayé de rectifier le tir, mais pouvez-vous, nous éclairer davantage sur ce problème ?
Il n’y a pas de polémique à faire. Vous savez, dans ces genres de choses, lorsque la presse et le syndicat s’en mêlent, on dramatise un peu. Mais, ce qu’il faut reconnaitre d’entrée de jeu, est qu’il y a quelque peu, un retard dans les commandes que nous avions lancées et de payement au profit des fournisseurs qui, à un moment ont attiré l’attention sur l’effet que cela peut donner. Du coup, les manuels n’ont pas été renvoyés dans les écoles puisqu’ils n’ont pas été fabriqués à temps pour être mis à la disposition du ministère qui à son tour les aurait distribués. Nous ne savons pas, par quelle manière, certains enseignants ont trouvé des manuels qu’ils ont répandu sur le marché, des manuels du CI et Cp qui sont des manuels reformés et contenant des mesures correctives.
Mais, il y a deux effets qu’il faut suivre de près. Il y a ceux qui avaient les anciens manuels qui voudraient les écouler, qui aujourd’hui, sont pris de cours dans leurs actes. Car lorsqu’on envoie des livres et on y met « A ne pas vendre », il y en a qui trouve le malin plaisir de les détourner et de les garder. Aujourd’hui, ils ont du mal à écouler leur produit. Ce qui a aussi, créé des problèmes. Ce que nous promettons fermement, c’est qu’avant le 15 novembre, la situation sera corrigée, les formations seront faites. On avait le choix entre deux formules à savoir garder les manuels corrigés pour l’année prochaine et utiliser les anciens pour cette année. Mais, une année dans la vie d’un homme, c’est beaucoup de chose. Nous avons dis, même si c’est en retard qu’il faut mettre les nouveaux manuels à disposition, il faut le faire en le commençant cette année. Ce qui a provoqué un petit flottement qui n’est pas de notre fait, ni de celui de l’éditeur. Il y a d’autres problèmes qui sont sous adjacents. Il y en a qui ont trop exagéré le problème.
Le reversement des enseignements communautaires en contractuels de l’Etat semble avoir du plomb dans l’aile. Que se passe-t-il ?
Aujourd’hui, il n’y a pas de contrat d’agent communautaire à reverser qui ne soit pas signé par le ministère des Enseignements maternel et primaire. Tous les contrats ont été déposés au niveau du ministère de la Fonction publique. Plus de la moitié de ces contrats (8 600), à savoir plus de 4 700 contrats ont été envoyés, ont reçu des matricules et sont envoyés au ministère des Finances. Ces 4700 contrats reçoivent déjà leurs salaires.
Je ne vous apprends rien, en disant que les agents du ministère de la Fonction publique sont en grève depuis plusieurs mois, alors que c’est à eux de donner ces numéros de matricules avant que le reste des contrats signés soit déposé. S’ils ne font pas le travail, nous nous ne pouvons aller prendre les contrats et les déposer au ministère des Finances. Donc, il y a un problème entretenu par certains corps de l’Etat. Maintenant on va se poser la question de savoir pourquoi le gouvernement ne règle-t-il pas le problème des agents de la fonction publique ? Le problème qui se pose à la fonction publique est la délocalisation de leur service à cause de leur proximité avec la cimenterie.
A cause de ce problème le gouvernement a refusé de donner son aval pour l’extension de la cimenterie à Xlacodji. Si le gouvernement a été conscient de la chose et qu’il cherche des solutions appropriées, les agents peuvent reprendre pour ne pas pénaliser leurs collègues des autres ministères. Mieux, la chose s’est compliquée, dans la mesure où le gouvernement a décidé de prendre l’ancien bâtiment du ministère des Affaires étrangères pour abriter les agents de la fonction publique. Les agents des Affaires étrangères se soulèvent à leur tour pour dire qu’ils ne cèdent pas le bâtiment. Finalement, c’est à eux qu’appartient le bâtiment ou bien à l’Etat ? Je ne comprends pas.
On cherche à créer des problèmes qui nous font tourner en rond. Ce qui veut dire que ce sont des choses réfléchies. On veut créer des difficultés au gouvernement. C’est de cette manière que je vois la chose à mon niveau. Je crois qu’il va falloir qu’on sache raison gardée qu’on retourne au dialogue et qu’on s’entende sur les problèmes. Nous-mêmes, au ministère des Enseignements maternel et primaire, nous avons reçu des courriers qui menacent de troubler l’année. Je me suis dit, mais, quel intérêt un Béninois a-t-il à troubler une année scolaire ? Que les enseignants soient en train de travailler, nous allons discuter pour trouver solution aux problèmes qu’ils posent.
Les élèves instituteurs sont actuellement en stage dans les différentes écoles. De quoi retourne ce changement à la fin de leur formation alors qu’il était prévu qu’ils passent par le service militaire ? Semble-t-il qu’ils ont signé un contrat au début de leur formation qui les empêche d’être automatiquement engagés par l’Etat à la fin de leur formation.
En fait, c’est une proposition négociée. Ils peuvent suivre deux ans de formation, sortir et aller faire le service militaire. Ce n’est pas exclu, ni interdit. Nous avons dit qu’il est aussi possible, pendant l’année de stage que l’enseignant passe sur le terrain, qu’il puisse effectuer son service militaire. Ce qui lui fera gagner un an. Si on lance un concours pour retenir ceux qui ont fait le service militaire, il sera déjà prêt. Donc, c’est une proposition qu’on leur a faite et qu’on a négociée. Ils ont été d’accord. Il y en a, à Dogbo qui ont contesté la chose, mais ils ont écrit par la suite pour dire qu’ils ont compris ; parce que nous les avons sensibilisés sur la question, car tout le monde ne peut pas comprendre au même moment. Il n’y a pas de polémique à faire autour, ce sont nos enfants !
Publié le 28/10/2009 à 14:28 par didierhoundenou
«Avant le 15 novembre, la situation sera corrigée... »
'Les effets de la longue grève à la fonction publique déplorés'
Au cours de la tournée gouvernementale, de la semaine dernière, pour la remise des clés des nouvelles classes dans toutes les localités du Bénin, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zacharie est revenu sur quelques aspect du Programme de construction et de réhabilitation des écoles primaires publiques du Bénin. Il s’est également prononcé sur les problèmes des manuels scolaires pour cette rentrée scolaire, le reversement des enseignements communautaires en contractuels de l’Etat, et la situation des élèves-instituteurs.
Avec les opérations de remise de clés dans toutes les communes du Bénin, le problème de manque de classes est-il encore d’actualité ?
Le déficit est énorme en termes de salles de classe. Ces déficits sont comblés au prorata des moyens disponibles. En 2010, les priorités seront définies de concert avec les mairies. Ce ne sera plus le ministère qui va les fixer. Si, Ouéssé a par exemple 10 modules, on y descend, et le maire avec ses conseillers, nous disent leur ordre de préférence. Un comité de suivi sera en même temps mis sur pied et composé du Chef de la circonscription scolaire et d’une équipe de la mairie. Leur responsabilité est de suivre les chantiers sur le terrain. Au lieu, d’attendre une équipe extérieure pour contrôler l’évolution des travaux, ce comité pourra nous informer au fur et à mesure des problèmes qui se poseraient sur le terrain, avant que l’équipe du ministère ne descende.
Le projet de construction des logements pour les enseignants, a-t-il pris en compte ceux des zones urbaines ?
La priorité est donnée aux zones rurales. Les constructions de salles de classe seront accompagnées de logement. C’est une politique que l’Etat est en train d’essayer au tant que possible, dès que les moyens seront disponibles. C’est une initiative qu’il faudra généraliser, surtout dans les milieux ruraux. Lorsqu’un enseignant arrive dans un village, ce n’est pas évident qu’il trouve rapidement un logement décent. Or il a besoin de bonnes conditions pour mieux assumer sa mission. L’effort sera donc fait dans ce sens et le gouvernement ne perd pas de vue cette dimension importante.
Il est constaté quelques fissures et autres anomalies dans les classes réceptionnées dans certaines localités, êtes-vous satisfait ?
Toute activité humaine, n’étant pas parfaite, de la même manière, les constructions peuvent receler quelques petits défauts qu’on invitera les entreprises à corriger. Par ailleurs, il y a des bâtiments qui ne sont pas encore terminés. Nous sommes assez satisfaits dans l’ensemble. Pour ceux qui disent que le gouvernement ne fait rien, ils se trompent largement, parce qu’on ne peut pas tout faire en deux ou trois ans. Des efforts sont faits et si, nous continuons sur cette lancée, dans la construction des classes, nous viendrons à bout du problème de pénurie.
Dans certaines localités, l’effectif des filles est-il supérieur à celui des garçons et qu’est-ce qui explique cette situation ?
Cette situation ne doit pas vous surprendre dans la mesure où, tout récemment à Adja-Ouèrè, nous sommes allés lancer une campagne sous le thème « Tous les enfants à l’école ». Il y a deux ou trois ans, c’était « Toutes les filles à l’école ». Une campagne a été menée autour de la scolarisation des filles. C’est ce qui est en train de porter. Aujourd’hui, les statistiques qui, autrefois donnaient favoris les garçons sont en train de se changer, donnant les filles comme favorites. Lorsque nous avons constaté que la tendance est renversée, nous avons dit maintenant : « Tous les enfants à l’école ». Ce qui participe à encourager tout le monde sans distinction de sexe.
Nous avons essayé les indicateurs dans les localités, là où le taux de scolarisation est très faible, il y a eu des actions spécifiques qui sont menées pour encourager les parents à laisser les filles aller à l’école. Nous jugeons d’ailleurs, cette situation normale.
Dans toutes les doléances enregistrées dans les différentes écoles que vous avez visitées, la clôture des écoles revient à chaque fois. Comment votre département compte-t-il régler ce problème de sécurité pour les usagers de l’école ?
C’est un problème réel. Effectivement la clôture que les gens demandent serviront à assurer la sécurité des enfants, surtout les écoles qui sont à proximité des grandes voies de circulation, afin d’éviter des accidents. C’est utile. Mais, pouvez-vous être en train de construire des clôtures aux écoles qui ont déjà bénéficié de nouveaux modules, pendant que d’autres n’ont même pas encore de classes suffisantes ? Il faut choisir. Moi, lorsque je veux construire une maison, je commence par la maison avant de penser à la clôture. Et çà, c’est mon point de vue.
Entre 2 000 classes et 500 modules, quels chiffres, il convient de retenir pour cette opération de remise des clés sur toute du territoire national?
En réalité pour avoir des modules, il faut partir des salles de classes. Les modules sont souvent de trois salles de classe. Si, vous avez le nombre de salles, il suffit de diviser pour avoir le nombre de module.
Parmi les salles de classes réceptionnées, certains sont construites par la Bid et le gouvernement, ou par le Fast-track. Y-a-t-il encore d’autres partenaires qui interviennent dans ce domaine ?
En réalité le programme de 6000 salles de classes, est vaste et soutenu par plusieurs financements. Il y a d’abord les efforts du gouvernement qui sont inscrits dans le budget national, mais il y a également des ressources extérieures qui sont prévues au budget national, parce que nous avons opté pour la budgétisation de tout ce qui est ressource de l’Etat. Donc, les partenaires qui veulent aider le Bénin se sont retrouvés au sein de ce qu’on a appelé le Fast-Track où vous avez la Banque mondiale, les Danois, les Pays-Bas etc. Ceux-là se sont constitués dans un groupe qu’on a appelé le Fonds commun budgétaire. Là, c’est toujours le Fast-Track appuyé par la Banque mondiale. Le budget national a aussi une ligne qui lui permette de construire les salles de classe. C’est ce qui est baptisé Projet de construction et de réhabilitation des écoles primaires publiques au Bénin. Il y a d’autres programmes financés par la Banque islamique de développement (Bid) qui est dans sa troisième phase et sur le point d’achèvement.
Actuellement, nous sommes entrain de négocier la Bid 4 qui sera conclu d’ici à là. Il y a également les Japonais qui nous assistent, dans le cadre de la coopération nippon-béninoise. Donc, en fonction de la source de financement, bien qu’il soit contenu dans le budget national, il y a le partenariat qui joue, et les sources de financements varient en fonction de ce partenariat.
Cette année, il s'est posé le problème de l'existence de deux manuels sur le marché, votre département a essayé de rectifier le tir, mais pouvez-vous, nous éclairer davantage sur ce problème ?
Il n’y a pas de polémique à faire. Vous savez, dans ces genres de choses, lorsque la presse et le syndicat s’en mêlent, on dramatise un peu. Mais, ce qu’il faut reconnaitre d’entrée de jeu, est qu’il y a quelque peu, un retard dans les commandes que nous avions lancées et de payement au profit des fournisseurs qui, à un moment ont attiré l’attention sur l’effet que cela peut donner. Du coup, les manuels n’ont pas été renvoyés dans les écoles puisqu’ils n’ont pas été fabriqués à temps pour être mis à la disposition du ministère qui à son tour les aurait distribués. Nous ne savons pas, par quelle manière, certains enseignants ont trouvé des manuels qu’ils ont répandu sur le marché, des manuels du CI et Cp qui sont des manuels reformés et contenant des mesures correctives.
Mais, il y a deux effets qu’il faut suivre de près. Il y a ceux qui avaient les anciens manuels qui voudraient les écouler, qui aujourd’hui, sont pris de cours dans leurs actes. Car lorsqu’on envoie des livres et on y met « A ne pas vendre », il y en a qui trouve le malin plaisir de les détourner et de les garder. Aujourd’hui, ils ont du mal à écouler leur produit. Ce qui a aussi, créé des problèmes. Ce que nous promettons fermement, c’est qu’avant le 15 novembre, la situation sera corrigée, les formations seront faites. On avait le choix entre deux formules à savoir garder les manuels corrigés pour l’année prochaine et utiliser les anciens pour cette année. Mais, une année dans la vie d’un homme, c’est beaucoup de chose. Nous avons dis, même si c’est en retard qu’il faut mettre les nouveaux manuels à disposition, il faut le faire en le commençant cette année. Ce qui a provoqué un petit flottement qui n’est pas de notre fait, ni de celui de l’éditeur. Il y a d’autres problèmes qui sont sous adjacents. Il y en a qui ont trop exagéré le problème.
Le reversement des enseignements communautaires en contractuels de l’Etat semble avoir du plomb dans l’aile. Que se passe-t-il ?
Aujourd’hui, il n’y a pas de contrat d’agent communautaire à reverser qui ne soit pas signé par le ministère des Enseignements maternel et primaire. Tous les contrats ont été déposés au niveau du ministère de la Fonction publique. Plus de la moitié de ces contrats (8 600), à savoir plus de 4 700 contrats ont été envoyés, ont reçu des matricules et sont envoyés au ministère des Finances. Ces 4700 contrats reçoivent déjà leurs salaires.
Je ne vous apprends rien, en disant que les agents du ministère de la Fonction publique sont en grève depuis plusieurs mois, alors que c’est à eux de donner ces numéros de matricules avant que le reste des contrats signés soit déposé. S’ils ne font pas le travail, nous nous ne pouvons aller prendre les contrats et les déposer au ministère des Finances. Donc, il y a un problème entretenu par certains corps de l’Etat. Maintenant on va se poser la question de savoir pourquoi le gouvernement ne règle-t-il pas le problème des agents de la fonction publique ? Le problème qui se pose à la fonction publique est la délocalisation de leur service à cause de leur proximité avec la cimenterie.
A cause de ce problème le gouvernement a refusé de donner son aval pour l’extension de la cimenterie à Xlacodji. Si le gouvernement a été conscient de la chose et qu’il cherche des solutions appropriées, les agents peuvent reprendre pour ne pas pénaliser leurs collègues des autres ministères. Mieux, la chose s’est compliquée, dans la mesure où le gouvernement a décidé de prendre l’ancien bâtiment du ministère des Affaires étrangères pour abriter les agents de la fonction publique. Les agents des Affaires étrangères se soulèvent à leur tour pour dire qu’ils ne cèdent pas le bâtiment. Finalement, c’est à eux qu’appartient le bâtiment ou bien à l’Etat ? Je ne comprends pas.
On cherche à créer des problèmes qui nous font tourner en rond. Ce qui veut dire que ce sont des choses réfléchies. On veut créer des difficultés au gouvernement. C’est de cette manière que je vois la chose à mon niveau. Je crois qu’il va falloir qu’on sache raison gardée qu’on retourne au dialogue et qu’on s’entende sur les problèmes. Nous-mêmes, au ministère des Enseignements maternel et primaire, nous avons reçu des courriers qui menacent de troubler l’année. Je me suis dit, mais, quel intérêt un Béninois a-t-il à troubler une année scolaire ? Que les enseignants soient en train de travailler, nous allons discuter pour trouver solution aux problèmes qu’ils posent.
Les élèves instituteurs sont actuellement en stage dans les différentes écoles. De quoi retourne ce changement à la fin de leur formation alors qu’il était prévu qu’ils passent par le service militaire ? Semble-t-il qu’ils ont signé un contrat au début de leur formation qui les empêche d’être automatiquement engagés par l’Etat à la fin de leur formation.
En fait, c’est une proposition négociée. Ils peuvent suivre deux ans de formation, sortir et aller faire le service militaire. Ce n’est pas exclu, ni interdit. Nous avons dit qu’il est aussi possible, pendant l’année de stage que l’enseignant passe sur le terrain, qu’il puisse effectuer son service militaire. Ce qui lui fera gagner un an. Si on lance un concours pour retenir ceux qui ont fait le service militaire, il sera déjà prêt. Donc, c’est une proposition qu’on leur a faite et qu’on a négociée. Ils ont été d’accord. Il y en a, à Dogbo qui ont contesté la chose, mais ils ont écrit par la suite pour dire qu’ils ont compris ; parce que nous les avons sensibilisés sur la question, car tout le monde ne peut pas comprendre au même moment. Il n’y a pas de polémique à faire autour, ce sont nos enfants !
Publié le 27/10/2009 à 15:43 par didierhoundenou
Félicien Chabi Zacharie a procédé à une série de remise de clé à Ouéssé et Savé
[
b]Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Zacharie Chabi, a entrepris du 23 au 24 octobre, une tournée dans les communes de Ouésse et de Savé qui ont respectivement bénéficiés de 39 et de 47 classes, dans le cadre de la remise de clé des 2 000 salles de classes autorisé par le Chef de l’Etat. C’était en présence du secrétaire général adjoint du gouvernement, Eugène Dossoumon et du conseiller technique aux Affaires douanière du Chef de l’Etat, Faustin Chabi.
«Nous sommes venus dans le cadre de la tournée gouvernementale dont l’objet est de réceptionner et de mettre en service, les salles de classe construite par le gouvernement. Au nom du Chef de l’Etat, je vous remets les clés des salles de classes », c’est en ces termes que le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zacharie, a mis à la disposition des écoles primaires publiques de la commune de Ouéssé et de Savé, de nouveaux modules de classe. Une série de cérémonies de remise de clé dans ces deux communes qui réunit à chaque étape, autorités locales et traditionnelles, parents élèves, élèves et enseignants. Les classes réceptionnées sont construites par le projet Banque islamique de développement phase II, le budget national et parfois avec le concours du Fast-Track. Une tournée marathon de 72 heures a permis à la délégation ministérielle de sillonner les écoles qui ont bénéficié de nouvelles infrastructures scolaires, ceci dans le cadre du Projet de construction et de réhabilitation des écoles primaire publique au Bénin pour accompagner la gratuité de l’enseignement de base décrété par le gouvernement.
L’école primaire publique de Kilibo A et B, a été la première école a reçu la clé d’un module de 3 classes des mains du ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zachari. Il a également rendu disponible, les salles de classes de l’école maternelle de la même localité qui est entièrement réfectionnés. Ce qui permet aux élèves d’abandonner les classes en paillotes pour de salles neuves qui donnent envie de reprendre les bancs. Quelques problèmes de finition sont relevés dans les nouveaux bâtiments. Les responsables de cette école ont souhaité la construction d’une clôture pour la sécurité des enfants. « On a toujours dit que le gouvernement ne fait rien. Nous sommes venues sur le terrain pour constater le niveau d’exécution des travaux, ceci dans le cadre du programme de construction des salles de classes. Il a été dit que rien n’est fait à Kilibo, mais sur le terrain, c’est le contraire », a indiqué Félicien Chabi Zacharie. Il a expliqué que, après l’affluence des élèves dans les écoles, il faut les abriter, c’est ce qui a poussé le Chef de l’Etat, Boni Yayi, à initier le projet de construction des salles de classes. « Il reste beaucoup de chose à faire à Kilibo », a-t-il reconnu. Profitant de cette occasion, il a sensibilisé les parents d’élèves sur la nécessité d’envoyer les enfants à l’école et à les y maintenir, ce qui permettra au Bénin d’être au rendez-vous de l’enseignement de base universelle en 2015. Félicien Chabi Zacharie, a souligné que ces cérémonies de remise de clé permettent de montrer ce que le gouvernement fait pour l’éducation. « 17 milliards de F Cfa sont investis chaque année pour l’éducation. Ce qui n’est pas négligeable ».
Les écoles primaires publiques de Kilibo gare, de Kokoro, d’Akpéro, de Ouéssé centre, de Laminou, de Gbanlin, et les complexes scolaires de Gbéma et de N’Gbéhouedo ont reçu les clés des nouvelles infrastructures scolaires construire par le gouvernement à leur profit. Outre ces écoles de la commune de Ouéssé, l’Ecole primaire publique de Yaoui-Owodé tout en recevant deux modules de 3 classes, avec bureau du directeur latrine et une citerne hors sols à l’instar des autres écoles, a en plus bénéficié d’un logement pour le directeur et deux enseignants.
Pour le ministre Félicien Chabi Zacharie, cette nouvelle approche participe désormais à la vision du gouvernement à créer des conditions minimales pour encourager les enseignants à habiter certain milieu. Et d’ajouter : « Lorsqu’un enseignant arrive dans un village, ce n’est pas évident qu’il trouve rapidement quelque chose de décent, or il a besoin d’être loger avec décence. L’effort sera fait dans ce sens et le gouvernement ne le perd pas de vue ». Il a précise que la priorité est donnée aux zones rurales, c’est une politique que l’Etat est en train d’essayer à mesure que les moyens seront disponibles. C’est quelques choses, qu’il faut généraliser, surtout dans les milieux ruraux.
L’étape de Savé
Après avoir réceptionné dans la commune de Ouéssé 13 modules qui vont environ 39 classes, la délégation ministérielle a mis le cap sur les écoles de la commune de Savé. Si, le chantier de construction de classe à l’école primaire publique de Tchaya-Gbangba est juste visité pour constater le niveau d’avancement des travaux, les écoles d’Attessé, de Ouigui, d’Agbaboué, de Savé centre, de Djaloumon, Atchakpa, de Gobé quartier, ont également reçu les clés des nouveaux modules de salles de classe. L’école maternelle Kpako a aussi reçu les clés de son nouveau module. Selon son directeur, Justin Agbodjo, ces nouvelles classes lui donne envie de redevenir un jeune instituteur. « Ce que le gouvernement fait dans les écoles suscitent le travail. Le beau tableau et le bâtiment donnent envie de travailler. Nous remercions le gouvernement. Nous allons nous mettre au travail pour jouer notre partition », a-t-il indiqué.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zacharie a estimé qu’il est venu autoriser l’utilisation des nouvelles classes. « Nous souhaitons que les résultats des enfants soient à la hauteur de votre travail », a-t-il renchéri. Le premier adjoint au maire de Savé, André Kouba a remercié le gouvernement qui déploie beaucoup d’effort pour améliorer le cadre de travail des élèves. « Nous savons que les besoins sont énormes. Nous souhaitons que les efforts continuent pour une école de qualité ».
Oké-Owo, Moka et Djabata, des localités avec des spécificités
La délégation ministérielle s’est rendu à Oké-Owo, une localité située à quelques secondes du Nigeria. Trois classes sont mises à la disposition des élèves. Le Chef d’arrondissement d’Opkara, Marcelin Gougou, n’a pas manqué de remercier le gouvernement qui a pensé au Bénin profond dont fait partir Oké-Owo. Après la visite du chantier de l’école de Fidjrossé d’Oké-Owo, la délégation ministérielle a remis les clés d’un module de classe, à Moka et Djabata. Des localités dont l’éloignement présentent quelques problèmes spécifiques.
Selon le ministre Félicien Chabi Zacharie, cette descente a permis de redécouvrir un autre Bénin profond avec ses réalités. Ce qui a permis de toucher du doigt un certain nombre de problème qui tiennent surtout de l’éloignement des localités d’Oké-Owo, de Moka, de Djabata et des situations particulières que vivent ces localités. Ce sont des populations rurales qui doivent abandonner leurs enfants pour aller au champ. Il y en a qui peuvent y rester pendant une ou deux semaines. Ce qui pose un problème qui mérite réflexion afin de trouver la formule qui permette de faire affluer les élèves vers les écoles. « Si, le parent n’est pas convaincu que son enfant sera dans de bonnes conditions, pendant les 3 ou 4 jours de son absence, il préfère l’amener au champ, ce qui ne permet pas aux effectifs de se soutenir. C’est un travail que nous avons à faire », a ajouté le ministre. Au total 10 modules de salles de classes achevés à Savé sont réceptionnés, sans compter les nombreux chantiers qui sont encore en cours.
Pour le 2ème Secrétaire général adjoint du gouvernement, Eugène Dossoumon, le chef de l’Etat dès sa prise de fonction à placer un certain nombre de principe de gouvernance, au nombre desquels, la qualité des ressources humaines et la prospérité partagée. En termes de qualité des ressources humaines, a-t-il indiqué, il importe d’avoir une éducation de qualité, ce qui suppose le renforcement du système éducatif. « Tout se tient dans la tête du Chef de l’Etat, revaloriser la fonction enseignante, fournie de bon cadre aux apprenants, constituent un ensemble de mesure prise pour mettre en œuvre, son idée de fournir au Bénin, des ressources humaines de qualité », a-t-il souligné.
Sur la prospérité partagée, Eugéne Dossoumon, a reconnu que les populations souffrent beaucoup, lorsqu’on parcourt l’ensemble du territoire national, on constate que la plupart des écoles sont en paillotte, à défaut d’autres étudient sous les arbres. Et d’ajouter : « Alors que tous ces béninois sont des contribuables à la production des richesses du Bénin. Lorsque l’Etat a fini de centraliser toutes les richesses, il faut qu’il procède à la répartition et au partage. C’est ce qu’on appelle la prospérité partagée. Il ne faudrait pas qu’un groupuscule s’arroge le droit de jouir de tout ».
A Djabata, a-t-il fait comprendre, l’un des villages, les plus reculés dans la commune de Savé, l’effectif des enfants est faible, alors que l’inscription est gratuite, tout au moins. « L’Etat essaie de donner les fournitures aux apprenants, ce qui reste aux parents, c’est juste d’habiller leurs enfants, de les renvoyer de la maison vers l’école ». La spécificité de Djabata est que les fermes sont éparpillées et isolés du centre où est situé l’école. Mieux, Eugène Dossoumon a plaidé pour une réflexion approfondie, au sein du gouvernement pour voir le cas des localités comme Djabata. « Il faudra commencer par susciter une autre solidarité entres les villageois. Le monde a évolué, à tel enseigne que l’individualisme a pris le part sur la solidarité sociale qu’on devrait solliciter. Mais, ce n’est pas mauvais de réinventer une telle solidarité au sein des populations », a-t-il fait observer.
Il faut souligner que dans le département des Collines, le ministre de la Communication, Désiré Adadja, a réceptionné les classes de la commune de Banté et Savalou, et le ministre des Transports, Nicaise Fagnon s’est occupé de la commune de Dassa et de Glazoué. Un exercice qui s’est également déroulé dans toutes les communes avec d’autres délégations ministérielles. Au total, 1576 salles de classe sont mis à la disposition des usagers de l’école sur toute l’étendu du territoire.
Publié le 27/10/2009 à 15:31 par didierhoundenou
Félicien Chabi Zacharie a procédé à une série de remise de clé à Ouéssé et Savé
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Zacharie Chabi, a entrepris du 23 au 24 octobre, une tournée dans les communes de Ouésse et de Savé qui ont respectivement bénéficiés de 39 et de 47 classes, dans le cadre de la remise de clé des 2 000 salles de classes autorisé par le Chef de l’Etat. C’était en présence du secrétaire général adjoint du gouvernement, Eugène Dossoumon et du conseiller technique aux Affaires douanière du Chef de l’Etat, Faustin Chabi.
«Nous sommes venus dans le cadre de la tournée gouvernementale dont l’objet est de réceptionner et de mettre en service, les salles de classe construite par le gouvernement. Au nom du Chef de l’Etat, je vous remets les clés des salles de classes », c’est en ces termes que le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zacharie, a mis à la disposition des écoles primaires publiques de la commune de Ouéssé et de Savé, de nouveaux modules de classe. Une série de cérémonies de remise de clé dans ces deux communes qui réunit à chaque étape, autorités locales et traditionnelles, parents élèves, élèves et enseignants. Les classes réceptionnées sont construites par le projet Banque islamique de développement phase II, le budget national et parfois avec le concours du Fast-Track. Une tournée marathon de 72 heures a permis à la délégation ministérielle de sillonner les écoles qui ont bénéficié de nouvelles infrastructures scolaires, ceci dans le cadre du Projet de construction et de réhabilitation des écoles primaire publique au Bénin pour accompagner la gratuité de l’enseignement de base décrété par le gouvernement.
L’école primaire publique de Kilibo A et B, a été la première école a reçu la clé d’un module de 3 classes des mains du ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zachari. Il a également rendu disponible, les salles de classes de l’école maternelle de la même localité qui est entièrement réfectionnés. Ce qui permet aux élèves d’abandonner les classes en paillotes pour de salles neuves qui donnent envie de reprendre les bancs. Quelques problèmes de finition sont relevés dans les nouveaux bâtiments. Les responsables de cette école ont souhaité la construction d’une clôture pour la sécurité des enfants. « On a toujours dit que le gouvernement ne fait rien. Nous sommes venues sur le terrain pour constater le niveau d’exécution des travaux, ceci dans le cadre du programme de construction des salles de classes. Il a été dit que rien n’est fait à Kilibo, mais sur le terrain, c’est le contraire », a indiqué Félicien Chabi Zacharie. Il a expliqué que, après l’affluence des élèves dans les écoles, il faut les abriter, c’est ce qui a poussé le Chef de l’Etat, Boni Yayi, à initier le projet de construction des salles de classes. « Il reste beaucoup de chose à faire à Kilibo », a-t-il reconnu. Profitant de cette occasion, il a sensibilisé les parents d’élèves sur la nécessité d’envoyer les enfants à l’école et à les y maintenir, ce qui permettra au Bénin d’être au rendez-vous de l’enseignement de base universelle en 2015. Félicien Chabi Zacharie, a souligné que ces cérémonies de remise de clé permettent de montrer ce que le gouvernement fait pour l’éducation. « 17 milliards de F Cfa sont investis chaque année pour l’éducation. Ce qui n’est pas négligeable ».
Les écoles primaires publiques de Kilibo gare, de Kokoro, d’Akpéro, de Ouéssé centre, de Laminou, de Gbanlin, et les complexes scolaires de Gbéma et de N’Gbéhouedo ont reçu les clés des nouvelles infrastructures scolaires construire par le gouvernement à leur profit. Outre ces écoles de la commune de Ouéssé, l’Ecole primaire publique de Yaoui-Owodé tout en recevant deux modules de 3 classes, avec bureau du directeur latrine et une citerne hors sols à l’instar des autres écoles, a en plus bénéficié d’un logement pour le directeur et deux enseignants.
Pour le ministre Félicien Chabi Zacharie, cette nouvelle approche participe désormais à la vision du gouvernement à créer des conditions minimales pour encourager les enseignants à habiter certain milieu. Et d’ajouter : « Lorsqu’un enseignant arrive dans un village, ce n’est pas évident qu’il trouve rapidement quelque chose de décent, or il a besoin d’être loger avec décence. L’effort sera fait dans ce sens et le gouvernement ne le perd pas de vue ». Il a précise que la priorité est donnée aux zones rurales, c’est une politique que l’Etat est en train d’essayer à mesure que les moyens seront disponibles. C’est quelques choses, qu’il faut généraliser, surtout dans les milieux ruraux.
L’étape de Savé
Après avoir réceptionné dans la commune de Ouéssé 13 modules qui vont environ 39 classes, la délégation ministérielle a mis le cap sur les écoles de la commune de Savé. Si, le chantier de construction de classe à l’école primaire publique de Tchaya-Gbangba est juste visité pour constater le niveau d’avancement des travaux, les écoles d’Attessé, de Ouigui, d’Agbaboué, de Savé centre, de Djaloumon, Atchakpa, de Gobé quartier, ont également reçu les clés des nouveaux modules de salles de classe. L’école maternelle Kpako a aussi reçu les clés de son nouveau module. Selon son directeur, Justin Agbodjo, ces nouvelles classes lui donne envie de redevenir un jeune instituteur. « Ce que le gouvernement fait dans les écoles suscitent le travail. Le beau tableau et le bâtiment donnent envie de travailler. Nous remercions le gouvernement. Nous allons nous mettre au travail pour jouer notre partition », a-t-il indiqué.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Félicien Chabi Zacharie a estimé qu’il est venu autoriser l’utilisation des nouvelles classes. « Nous souhaitons que les résultats des enfants soient à la hauteur de votre travail », a-t-il renchéri. Le premier adjoint au maire de Savé, André Kouba a remercié le gouvernement qui déploie beaucoup d’effort pour améliorer le cadre de travail des élèves. « Nous savons que les besoins sont énormes. Nous souhaitons que les efforts continuent pour une école de qualité ».
Oké-Owo, Moka et Djabata, des localités avec des spécificités
La délégation ministérielle s’est rendu à Oké-Owo, une localité située à quelques secondes du Nigeria. Trois classes sont mises à la disposition des élèves. Le Chef d’arrondissement d’Opkara, Marcelin Gougou, n’a pas manqué de remercier le gouvernement qui a pensé au Bénin profond dont fait partir Oké-Owo. Après la visite du chantier de l’école de Fidjrossé d’Oké-Owo, la délégation ministérielle a remis les clés d’un module de classe, à Moka et Djabata. Des localités dont l’éloignement présentent quelques problèmes spécifiques.
Selon le ministre Félicien Chabi Zacharie, cette descente a permis de redécouvrir un autre Bénin profond avec ses réalités. Ce qui a permis de toucher du doigt un certain nombre de problème qui tiennent surtout de l’éloignement des localités d’Oké-Owo, de Moka, de Djabata et des situations particulières que vivent ces localités. Ce sont des populations rurales qui doivent abandonner leurs enfants pour aller au champ. Il y en a qui peuvent y rester pendant une ou deux semaines. Ce qui pose un problème qui mérite réflexion afin de trouver la formule qui permette de faire affluer les élèves vers les écoles. « Si, le parent n’est pas convaincu que son enfant sera dans de bonnes conditions, pendant les 3 ou 4 jours de son absence, il préfère l’amener au champ, ce qui ne permet pas aux effectifs de se soutenir. C’est un travail que nous avons à faire », a ajouté le ministre. Au total 10 modules de salles de classes achevés à Savé sont réceptionnés, sans compter les nombreux chantiers qui sont encore en cours.
Pour le 2ème Secrétaire général adjoint du gouvernement, Eugène Dossoumon, le chef de l’Etat dès sa prise de fonction à placer un certain nombre de principe de gouvernance, au nombre desquels, la qualité des ressources humaines et la prospérité partagée. En termes de qualité des ressources humaines, a-t-il indiqué, il importe d’avoir une éducation de qualité, ce qui suppose le renforcement du système éducatif. « Tout se tient dans la tête du Chef de l’Etat, revaloriser la fonction enseignante, fournie de bon cadre aux apprenants, constituent un ensemble de mesure prise pour mettre en œuvre, son idée de fournir au Bénin, des ressources humaines de qualité », a-t-il souligné.
Sur la prospérité partagée, Eugéne Dossoumon, a reconnu que les populations souffrent beaucoup, lorsqu’on parcourt l’ensemble du territoire national, on constate que la plupart des écoles sont en paillotte, à défaut d’autres étudient sous les arbres. Et d’ajouter : « Alors que tous ces béninois sont des contribuables à la production des richesses du Bénin. Lorsque l’Etat a fini de centraliser toutes les richesses, il faut qu’il procède à la répartition et au partage. C’est ce qu’on appelle la prospérité partagée. Il ne faudrait pas qu’un groupuscule s’arroge le droit de jouir de tout ».
A Djabata, a-t-il fait comprendre, l’un des villages, les plus reculés dans la commune de Savé, l’effectif des enfants est faible, alors que l’inscription est gratuite, tout au moins. « L’Etat essaie de donner les fournitures aux apprenants, ce qui reste aux parents, c’est juste d’habiller leurs enfants, de les renvoyer de la maison vers l’école ». La spécificité de Djabata est que les fermes sont éparpillées et isolés du centre où est situé l’école. Mieux, Eugène Dossoumon a plaidé pour une réflexion approfondie, au sein du gouvernement pour voir le cas des localités comme Djabata. « Il faudra commencer par susciter une autre solidarité entres les villageois. Le monde a évolué, à tel enseigne que l’individualisme a pris le part sur la solidarité sociale qu’on devrait solliciter. Mais, ce n’est pas mauvais de réinventer une telle solidarité au sein des populations », a-t-il fait observer.
Il faut souligner que dans le département des Collines, le ministre de la Communication, Désiré Adadja, a réceptionné les classes de la commune de Banté et Savalou, et le ministre des Transports, Nicaise Fagnon s’est occupé de la commune de Dassa et de Glazoué. Un exercice qui s’est également déroulé dans toutes les communes avec d’autres délégations ministérielles. Au total, 1576 salles de classe sont mis à la disposition des usagers de l’école sur toute l’étendu du territoire.
Publié le 21/10/2009 à 18:39 par didierhoundenou
L’inscription en ligne, possible dès cette rentrée universitaire
Le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Norbert Awanou a effectué une déclaration, le lundi 19 octobre dernier, à la salle de conférence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, pour annoncer, dès cette rentrée, l’inscription en ligne des étudiants.
« A partir de cette rentrée universitaire 2009-2010, les longues files d’attentes vont disparaître, les inscriptions se feront en ligne, on peut s’inscrire à partir d’un cyber café ou au niveau des points qui seront installés sur les campus », c’est en ces termes que le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Norbert Awanou a annoncé, cette nouveauté dans le processus d’inscription des étudiants de son université. Il a justifié cette nouvelle option, par le fait que les équipes rectorales ont estimé qu’il faut s’inscrire dans les grandes mutations qui s’opèrent, car le 21ème siècle, siècle de la modernisation, oblige à se remettre en cause en adoptant un nouveau mode de gestion de vie. En plus des droits d’inscription et des frais de formation à payer à la banque, Norbert Awanou, a estimé qu’il faudra aussi faciliter la tâche aux étudiants surtout pour les formalités d’inscription. « Il faudra arrêter les longues files qui commencent souvent très tôt le matin et qui ont des répercussions sur la santé et les résultats des étudiants », a-t-il confié.
Selon le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, à partir d’un cyber ou au niveau des points qui seront installés sur les campus, chaque étudiant accédera à la plateforme informatique du ministère de l’Enseignements supérieur et de la recherche scientifique qui est http : uac.bj, ouvrira le répertoire inscription, ainsi, il trouvera une fiche qu’il pourra remplir en suivant les indications. Mieux, il a indiqué que si, l’étudiant voudrait une inscription dans une école professionnelle, il doit payer à la banque les frais de formation et recevra le bordereau de versement. Avec ces deux sésames, il pourra se faire délivrer sa carte d’étudiant et la retirer aussitôt.
Pour les étudiants qui auraient choisis une faculté classique de formation, Norbert Awanou, a précisé qu’ils doivent déposer leur fiche au point d’impression des cartes en vue de son établissement et de son retrait. « J’invite tous les étudiants à aller massivement et rapidement faire ce geste qui leur permettra soit de renouveler leur statut d’étudient, soit de l’acquérir pour la première fois », a-t-il renchéri. Le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi a fait observer que des fiches explicatives seront distribuées et affichées sur le campus. « Des séances de sensibilisation sur les chaînes de télévision, sur les stations radiodiffusion seront multipliées pendant la période. Des spécialistes seront disponibles à fournir tous les renseignements », a-t-il conclu.
Publié le 14/10/2009 à 17:45 par didierhoundenou
Une des dix écoles de référence financées par l’Afd
Le Chef de l’Etat du Bénin, Boni Yayi, a inauguré le mardi 13 octobre 2009, avec l’ambassadeur de France, Hervé Besancenot et le président du conseil d’administration de l’Agence française de développement, l’Ecole pilote de Tokan/B dans la commune d’Abomey-Calavi. C’était en présence des têtes couronnées, parents d’élèves, élèves et des responsables de la localité.
Coupure de ruban, dévoilement de plaque suivi de la visite des locaux, sont les grands moments qui ont marqué la cérémonie d’inauguration de l’Ecole pilote de Tokan/B par le Chef de l’Etat, Boni Yayi, en présence de l’ambassadeur de France, Hervé Besancenot, du président du conseil d’administration de l’Agence française de développement (Afd). La construction de cette école pilote se situe dans le cadre de la mise en œuvre du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation. Entièrement subventionnée par l’Agence française de développement (Afd), l’Ecole pilote de Tokan/B est l’une des 10 écoles pilotes construites dans l’Atlantique, le Littoral, l’Ouémé, le Plateau, le Couffo, l’Alibori, l’Atacora, la Donga, le Zou et les Collines. Les départements du Mono et du Borgou ont déjà bénéficié de ces infrastructures inaugurées en mai 2008 et financées par la coopération française à travers le Fonds social de développement. Ainsi, 12 écoles pilotes sont fonctionnelles dans tous les départements dès cette rentrée, ceci grâce à la subvention de l’Afd. Le coût global des travaux de construction des 10 écoles pilotes est de 655 957 000 F Cfa.
Dans le département de l’Atlantique, c’est la commune d’Abomey-Calavi qui est choisie pour abriter l’école pilote, ce qui justifie sa construction à Tokan. L’école pilote de Tokan/B comprend un module de 3 salles de classes y compris un bureau et un magasin, avec des innovations comme une bibliothèque, une salle polyvalente, une aire de jeux, des latrines, un point d’eau, une amorce de clôture et l’équipement des classes.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, par intérim, Bernard Lani Davo, a promis qu’une utilisation judicieuse sera faite de cette école pilote de Tokan/B. Pour l’ambassadeur de France, Hervé Besancenot, après deux écoles pilotes construites à Segbé et Tibona sur financement du Fonds de solidarité prioritaires géré par sa chancellerie, l’Agence française de développement (Afd), a mis en œuvre le million d’euro additionnel pour construire 10 écoles pilotes supplémentaires, dont celle de Tokan/B. Ainsi, a-t-il ajouté, les efforts constants de la France dans ce secteur prioritaire qu’est l’éducation, ont permis de doter chaque département du Bénin d’une infrastructure de type école pilote. Hervé Besancenot a estimé que ce modèle pourrait ainsi à terme devenir une référence pour tous ceux qui veulent participer aux efforts réalisés par le Bénin dans l’enseignement primaire. Et d’ajouter : « L’ensemble des infrastructures, des moyens humains, pédagogiques, didactiques rassemblés en un même lieu devrait permettre à chaque élève de mieux s’épanouir, d’apprendre et de devenir un bon citoyen, conscient également de ses obligations environnementales ».
Selon le président du conseil d’administration de l’Afd, Pierre André Wiltzer, cette cérémonie d’inauguration incarne l’expression renouvelée de l’appui de la France, via l’Afd, à la politique éducative du Bénin et plus spécifiquement au Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Pddse). Il a indiqué que l’école de Tokan/B fait partie d’un ensemble de 12 écoles pilotes qui se veulent exemplaires dans leur conception, leur réalisation, et dans leur fonctionnement. Pierre André Wiltzer a souligné que la construction de ces écoles pilotes contribuera à améliorer les conditions de scolarisation et d’apprentissage des élèves et donc de concilier les objectifs quantitatifs avec la qualité de l’éducation. Mieux, il a réaffirmé l’engagement de l’Afd de poursuivre ses efforts dans les années à venir en vue de mettre d’autres modules de salles de classe à la disposition des élèves et enseignants, et de renforcer les capacités des ministères en charge de l’éducation dans leur gestion du système éducatif à travers l’initiative Fast-Track et le Fonds commun budgétaire. « A ce titre, nous devrons être en mesure de signer, avant la fin de cette année, une nouvelle convention de financement de l’Afd, sous la forme d’une subvention, pour un montant de 9 000 euros », a-t-il annoncé.
Le maire d’Abomey-Calavi, Patrice Houssou-Guédé, a manifesté sa profonde joie et a estimé que la construction de cette école pilote témoigne de l’engagement du gouvernement français à relever le niveau de l’enseignement dans sa commune. Il a déclaré que ce geste qui vient renforcer la coopération franco-béninoise, comble également le vide sur le manque d’infrastructure dans les écoles malgré les efforts de sa municipalité. Patrice Houssou-Guédé a sollicité l’indulgence de l’Afd pour la prise en compte des secondes phases de ce projet.
Publié le 14/10/2009 à 17:41 par didierhoundenou
Le Chef de l'Etat, Boni Yayi en a livré 2000
Le chef de l’Etat, Boni YAYI , a présidé le mardi 13 octobre 2009, à l’école primaire publique de Tokan, la cérémonie officielle de remise des clés de 2000 salles de classes, dans le cadre du projet de construction de 6243 salles de classe. C’était en présence des responsables, autorités locales, des partenaires techniques et financiers et autres acteurs du système éducatif béninois. Une cérémonie qui s’est déroulée la veille des trois ans, de la décision de gratuité de l’enseignement de base.
Le dernier conseil des ministres a autorisé la remise officielle des salles de classes construites pour juguler le manque d’infrastructure scolaire qui s’est accru au lendemain de la décision de gratuité de l’enseignement de base, qui souffle aujourd’hui, ses trois bougies. Ainsi, en présidant la cérémonie officielle de remise clé de 2 000 salles de classes, le Chef de l’Etat, Boni Yayi vient de relever le défi, preuve de son engagement et son attachement à l’amélioration des conditions de travail des élèves et des enseignants. Des 6 243 salles de classes promis par le gouvernement, 2 000 viennent ainsi d’être mises à la disposition des élèves, ceci pour faciliter l’accès à l’école et aussi conduire le Bénin vers la scolarisation universelle à l’horizon 2015. Pour le ministre des Enseignements maternel et primaire par intérim, Bernard Lani Davo, cette cérémonie de remise de clé démarre la mise à disposition de 2 000 classes dont ont effectivement besoin les élèves. Il a précisé que 150 000 enfants se sont ajoutés aux anciens élèves, au lendemain de la décision de gratuité de l’enseignement de base, gonflant ainsi le manque de salles de classe. Bernard Lani Davo a rendu hommage aux partenaires qui ont fait un front pour accompagner la décision du gouvernement. Après avoir annoncé la volonté de l’Exécutif d’avoir un système éducatif performant, il a annoncé que pour cette année scolaire, les travaux de réhabilitation et de construction de salles de classe se poursuivront, tout en espérant qu’elles soient mises au plus vite à la disposition des élèves.
Le représentant des Partenaires techniques et financiers (Ptf), représentant de la Danida, David Gnanhoui, s’est réjoui du lancement de ce processus de type nouveau. Il a trouvé que 2000 classes pour 100 000 places, participent à la résolution des problèmes de pénurie, et rapproche le Bénin de l’Education pour tous d’ici 2015. Il a réaffirmé que les partenaires sont décidés d’aller plus loin en fonction de la volonté du gouvernement. David Gnanhoui, a souligné que les fonds mis à la disposition du gouvernement constituent une infirme partie de ce que les partenaires peuvent faire, s’il y a, une planification, une budgétisation, la clarté dans les processus de passation des marchés et le respect des délais.
Publié le 08/10/2009 à 16:15 par didierhoundenou
Les enseignants donnent leur point de vue
Chaque 5 octobre, depuis 1994, est célébrée dans le monde entier, la Journée mondiale des enseignants. Cette date commémore l'anniversaire de la signature de la Recommandation Oit/Unesco de 1966 concernant la condition du personnel enseignant. A l’instar des autres pays, le Bénin n’a pas manqué de sacrifier à cette tradition. Malheureusement, la manière dont elle est célébrée au Bénin, est diversement appréciée par les acteurs directement concernés.
-Rosaline Victoire Gougniménou Totin, censeur du Ceg du Lac,
« Il faudra repenser la manière dont cette fête est célébrée au Bénin »
« Entant qu’enseignant, la date du 5 octobre qui est la journée internationale des enseignants m’inspire beaucoup de joie. Je suis fière d’être enseignante. Aujourd’hui, quand je vois encore les conditions de vie que le gouvernement nous a octroyé ces derniers temps. Le gouvernement a amélioré, un temps soit peu, les conditions de vie de l’enseignant que nous sommes aujourd’hui, si bien que dans les autres secteurs, nous sommes enviés. Ils disent que nous sommes les enfants chéris du gouvernement. Malgré toutes ces conditions, il reste encore des choses à faire. Nul n’est jamais satisfait.
En ce qui concerne la célébration de la journée mondiale des enseignants, nous constatons qu’elle s’est uniquement déroulée à Lokossa. Mais, et ceux qui sont à Cotonou ? Dans les collèges et écoles rien n’a permis de constater qu’effectivement il s’agissait de la fête des enseignants. Tout est monotone. Ce qui n’est pas bon. Il faudrait qu’à l’avenir, lorsqu’on parle de journée des enseignants, elle soit visible dans les écoles et collèges. Si, possible, le gouvernement peut nous accorder des journées continues afin de nous permettre de faire des manifestations sur différents sites, à la maternelle, au primaire, au secondaire et au supérieur. Un moment pour les enseignants qui leur permettent de se regrouper pour qu’ils discutent sur le thème retenu cette année, le tout couronné de joie. Il faudrait vraiment repenser la manière dont cette fête est célébrée au Bénin. Tel qu’elle se passe, ce n’est pas bon ».
-Gaspard Agnantchémé, professeur certifié d’Histoire et de géographie, censeur du Ceg l’Entente,
« La manière dont cette journée est célébrée reflète le traitement accordé aux enseignants »
« La manière dont la Journée internationale des enseignants est célébrée, reflète la manière dont les enseignants sont traités. Chaque année, c’est pratiquement à la veille que j’apprends qu’il y a la fête des enseignants, le 5 octobre. Je me suis dit, la première fois que la fête avait eu lieu d’une manière sélective, on arrivera peut-être à moi ou à mon établissement. Ce qui n’a jamais été le cas. C’est dire, qu’on fait semblant de fêter la journée des enseignants. Ce qui n’est pas bien. S’il faut fête, il convient de le faire comme il faut. Ceci en nous disant ; comment, elle doit se passer afin que les enseignants puissent vraiment participer. Ce n’est pas pour manger ou boire forcement, ni avoir des perdiems, comme certains le disent, mais pour se retrouver, réfléchir sur notre corporation. Comment travailler, améliorer les résultats, c’est ce qui devrait être le cas, à mon sens.
Chaque année, lors de la célébration de cette fête, nous entendons seulement de grand discours politiques. Au point où on ne sent pas un impact de cette fête sur les enseignants. La grande masse des enseignants est pratiquement indifférents à cette fête. Il est grand temps que la célébration de cette fête soit prise plus au sérieux ».
-Bertin Bocossa, professeur de mathématique au Ceg de Godomey
« Il ne faut pas que cette fête soit bafouée »
« J’estime qu’il faudrait que cette fête soit effectivement célébrée par les enseignants et que tous les enseignants se retrouvent dans leurs établissements et débattent du thème retenu par l’Unesco. Ce qui permet de dégager des points saillants qui seront envoyés aux gouvernants qui vont tenir compte des propositions qui en découleront. De cette manière, la fête sera vraiment intéressante. Telle que cette fête s’est passée cette année, ne me convient pas. Il ne faut pas bafouer cette fête surtout dans les pays en voie de développement ».
-Cyrille Loumédjinon, professeur de Français
« L’information n’a pas circulé »
« Tout le monde n’a pas célébré la fête du 5 octobre cette année. L’information n’a pas circulé. Saurais été bien que l’information passe dans tous les établissements, et que cette journée soit réservée pour une réflexion sérieuse sur la vie des enseignants. Comment il faut dispenser les unités d’enseignement dans les différentes classes ? C’est une journée où nous devons nous retirer pour échanger, et voir comment, nous pouvons organiser le métier pour qu’il puisse bien marcher ».
-Laure Dossou Codjia, directrice du Ceg l’Entente
« Les professeurs ont pris conscience de leur rôle »
« La journée mondiale des enseignants a apporté cette année, au Ceg de l’Entente, un plus. Les professeurs plus que jamais ont pris conscience du rôle qui est le leurs. Ils jouent à merveille leur rôle en préparant les élèves à leurs avenirs, parce qu’ils sont la relève de demain. Pour bâtir le Bénin de demain, ils doivent donner une éducation digne du nom, à leurs apprenants ».
-Donatien Sossa, directeur de l’Ecole primaire publique Agla-Sud
« Il y a de la désinformation autour de cette fête »
« Dans la célébration de cette fête, l’Etat a beaucoup manqué de ses responsabilités. Le 5 Octobre, dans notre école, nous nous sommes retrouvés entre collègues, pour discuter sur le devenir de notre profession. Le profit que nous en tirons et comment allons-nous réglé nos problèmes ? Nous avons constaté que la misère continue de sévir dans nos rangs. Normalement, cette fête doit être une occasion pour trouver solution aux problèmes qui sont restés en suspens. Chaque année, l’Etat a l’habitude d’organiser la journée de réflexion de l’enseignant et une maudite somme nous ait donné à la fin. C’est une belle initiative. Mais, je pense plutôt que l’Etat devrait associer cette journée de réflexion à la journée internationale des enseignants, ce qui permettra à chacun d’exprimer sa conception de la profession. Dans toutes les professions, nous avons constaté que les gens se retrouvent à des moments donnés pour se recréer.
Il revient à l’Etat de nous organisé,voir orienter. Le 5 Octobre, beaucoup d’enseignants ne savaient pas que c’était leur journée internationale. Lorsque tu demandes à certains, ce que cette journée leur représentent, ils disent ‘rien’. Ce qui veut dire qu’il y a de la désinformation autour de cette journée. Il revient à l’Etat de régulariser cette situation ».
-Félicienne Abadassi Francisco, institutrice
« Il ne faut pas que l’Etat continue de nous minimiser »
« C’est à l’école que j’ai appris le lundi 5 octobre que c’était la journée mondiale des enseignants. Je n’étais pas au courant. Notre directeur nous a réunis pour nous parler de cette journée. Je suis curieuse de savoir comment l’Etat a organisé la célébration de cette journée sans que nombre d’enseignants ne soit au courant, alors que nous sommes les acteurs directs. Il faut motiver les enseignants qui doivent se respecter et que l’Etat doit aussi respecter. Il ne faut pas qu’il continue de nous minimiser au point où se sont les parents d’élèves qui viennent à l’école, nous informer que c’est notre fête. Tout-porte à croire que l’Etat ne taille pas d’importance à l’enseignement. Il faut penser à organiser autrement cette journée afin que tous les enseignants puissent en jouir réellement ».
Publié le 08/10/2009 à 16:09 par didierhoundenou
Les cours ne sont pas encore effectifs dans beaucoup d’écoles.
La rentrée des classes est effective depuis le jeudi 1er octobre dernier. Malgré, la pré-rentrée qui devrait permettre de mettre en place le dispositif pour accélérer la reprise, les cours n’ont pas encore démarré dans les écoles et établissements du public comme du privé sauf dans certains établissements.
Depuis la rentrée scolaire, le démarrage des cours n’est pas encore effectif dans beaucoup d’écoles et d’établissements et pour cause. Les inscriptions continuent, les dossiers de transfert des élèves sont en cours de traitement, les emplois du temps en cours d’élaboration, la régulation de la situation des élèves anciens qui n’ont pas trouvé leurs noms sur la liste de leurs classes, la normalisation des cas de ceux qui veulent faire une autre série que celle où ils sont classés etc. La répartition des élèves dans les salles de classe est un casse-tête pour les responsables d’établissement. En un mot, les fondamentaux pour le démarrage des cours ne sont pas encore évacués.
Au complexe scolaire de Fignohoun par exemple, tous les élèves sont en classe avec des instituteurs à leurs postes. Dans la classe des petits, c'est-à-dire, ceux qui viennent de commencer le primaire, c’est le grand bruit. Difficile pour l’instituteur de réclamer le silence. Leurs bavardages se mêlent au cri des grenouilles, l’école se trouvant dans un bas-fond. Terrible cohabitation ! Un fait à noter c’est que la gratuité a fait flamber les effectifs au cours primaire. Dans ce complexe, il y a deux directrices, celle qui était disponible pour recevoir parents d’élèves et les visiteurs, étaient tellement assaillie qu’il relève d’un exploit d’échanger avec elle. La seconde qui tient l’une des classes du cours moyen est concentrée sur ses élèves. Tout dérangement est vite expédié ou renvoyé vers sa collègue du second groupe. Ce qui n’est pas le cas, à l’Ecole primaire publique d’Agla Sud où note plus de disponibilité des responsables.
Quand les cours tardent à démarrer
Dans les rues d’Abomey-Calavi, comme à Cotonou, les élèves avec leurs tenues scolaires, toutes neuves, continuent de déambuler aux heures de cours. Ils jouent certainement aux prolongations, le temps de se rendre vraiment compte que les vacances sont bien terminées. Certains élèves font semblant d’aller au cours, mais restent chez des amis, le temps qu’il sonne midi. Bref, c’est encore le temps de flottement avant le reprise totale
des cours.
Au collège d’enseignement général du Lac, c’est la grande animation. Le bureau du directeur est pris d’assaut par des élèves et des parents d’élèves pressés de voir leurs préoccupations prises en compte. Les responsables, à savoir le censeur et le surveillant général, sont également a pied d’œuvre dans les derniers réglages afin de rendre effectif, et ce dans un bref délai, le démarrage des cours. Au Ceg l’Entente, le bureau du censeur est envahi par les élèves qui sont venus prendre leurs emplois du temps. Dans ce collège, outre quelques élèves rencontrés qui estiment ne pas avoir encore tous les professeurs, d’autres élèves ont déjà pris contact avec les leurs. La même ambiance s’observe dans beaucoup d’établissements, comme au Ceg Dantopka, Gbégamey, St Rita, Houyéhiho, à Zogbo et les Pilonnes. Certains établissements privés n’échappent pas à cette situation d’inactivité. Les établissements confessionnels dérogent à la règle à cause de leur rigueur habituelle. De façon générale, le premier jour de la rentrée ne rime pas automatiquement avec le démarrage des cours. Il faudra attendre la semaine prochaine pour que tout rentre dans l’ordre et que les cours reprennent effectivement en vitesse de croisière.